Daft Punk : L’épreuve du feu de ‘Homework’ ou la quête du pressage originel

Il y a des moments où la musique cesse d’être un simple divertissement pour devenir un manifeste. En 1997, lorsque Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo livrent Homework, ils ne se contentent pas de sortir un album de house ; ils redéfinissent les contours de l’électronique mondiale depuis une chambre à coucher de Montmartre. Mais pour l’auditeur-collectionneur, l’expérience ne commence pas au clic d’une souris, elle débute au moment précis où l’on extrait les deux galettes de leur pochette au vernis brillant, sentant encore l’urgence des home studios des années 90.

Pour saisir toute la fureur de ‘Rolling & Scratching’ ou la rondeur métronomique de ‘Around the World’, il faut se tourner vers le seul support qui supporte une telle saturation : le vinyle. Mais attention, n’est pas initié qui veut. Si les rééditions modernes saturent les bacs, le véritable Graal se cache dans le pressage original de 1997, distribué sous l’égide de Virgin et de Soma. C’est ici que l’enquête commence, au cœur même de la matière, dans cette zone que nous appelons le ‘dead wax’.

L’histoire secrète de ce disque est gravée à la main par un homme de l’ombre, un géant des consoles aujourd’hui disparu : Nilesh Patel. Pour authentifier votre exemplaire, munissez-vous d’une lampe rasante et observez les sillons terminaux. Vous devez y lire la signature ‘NILZ – THE EXCHANGE’. C’est Patel qui a dompté l’énergie brute du duo chez The Exchange à Londres, apportant cette dynamique insolente qui fait vibrer votre cellule comme aucune autre version. Sur la face A du premier pressage français, on retrouve souvent le code ‘MPO VISA 8213’, témoin d’une époque où la French Touch s’exportait avec une arrogance technique fascinante.

Poser le diamant sur cet exemplaire de 1997, c’est accepter de retrouver le grain originel, cette compression chaleureuse typique de l’ingénieur de mastering qui comprenait mieux que quiconque les besoins des sound-systems. La pochette, avec son logo brodé devenu iconique et ses liner notes minimalistes, possède une texture que le numérique ne pourra jamais traduire. C’est un objet lourd, une pièce d’histoire qui sent le fer à souder et la sueur des clubs. Si vous avez la chance de tenir cette édition entre vos mains, sachez que vous ne possédez pas seulement un disque, mais l’acte de naissance d’une révolution, gravé pour l’éternité par la main de Nilz.

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