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Whitney Houston aux platines des dancefloors : pourquoi ce r

Julien Morel
la rédaction

J’ai découvert ce disque par hasard chez un disquaire de Roubaix, enfoncé entre des compilations eurodance des années 90. Heartbreak Hotel / It’s Not Right But It’s Okay (The Dance Mixes), c’était écrit dessus. Whitney Houston. Faith Evans. Kelly Price. Trois voix de femmes sur des versions électroniques ? J’ai cru à une blague. Puis j’ai retourné la pochette. Arista, SoulPower Productions, 1999. C’était du sérieux.

Ce vinyle est loin d’être un classique que tu croiseras à tous les étals. C’est précisément pour ça qu’il intéresse les collectionneurs : rare, hybride, un croisement entre la diva soul de Whitney et l’électronique funk de la fin des années 90. Les cotes flottent, les exemplaires se font discrets. Voyons ce qu’il vaut vraiment.

Quand Whitney Houston a croisé l’électronique de dancefloor

En 1999, Whitney Houston dominait toujours les radios, mais ses titres se réinventaient pour les clubs. It’s Not Right But It’s Okay était déjà un succès en version pop-soul classique. Arista a eu l’idée de le remixer — pas une, plusieurs fois — en l’associant à Heartbreak Hotel, une autre création du label orchestrée par des producteurs de l’époque qui cherchaient à marier la voix légendaire de Houston avec des beats electroniques.

Faith Evans et Kelly Price, respectivement protégées du Bad Boy Records et figures du R&B des années 90, ont été mises à contribution. Le résultat ? Des versions de dancefloor qui n’ont jamais dominé les charts mainstream, mais qui ont circulé dans les clubs, les mixtapes et les collections des vrais fans de rééditions dance-funk. C’est exactement le type de disque qui vieillit mal en termes de popularité, mais bien en termes de rareté.

Les pressages : entre l’accessible et l’introuvable

Pressage Pays Année État Prix estimé
Original Arista USA 1999 NM 35-60€
Original Arista USA 1999 VG+ 20-35€
Promo blanc USA 1999 VG+ 50-90€
Import Europe FR / DE 1999 VG+ 25-45€

Le disque a été pressé à tirage limité. Les stocks originaux ont disparu rapidement dans les bacs des disquaires parisiens et des record shops branchés. Aujourd’hui, trouver une copie en bon état, c’est déjà une victoire. Les versions promo blanc — distribuées aux radios et aux DJs — sont rares et plus chères, mais les originales classiques restent le rapport qualité-prix le plus intéressant.

Les rééditions modernes ? Rares aussi. Ce n’est pas un disque que les majors ont ressorti en 180g pour les hipsters du vinyle. C’est un morceau oublié que tu dois chasser.

Comment vérifier que c’est vraiment l’original

Premièrement, regarde le label Arista. Le logo et la typographie de 1999 sont spécifiques : police sans-serif, code couleur rouge et noir. Les contrefaçons sont rares — ce disque n’est pas assez célèbre pour être réédité en faux — mais les confusions sont possibles.

Deuxièmement, la matrice. Regarde ce qui est gravé près du centre du vinyle, côté B. Tu dois y trouver des références SoulPower ou des codes de pressage Warner USA. Si c’est flou ou absent, tu dois te méfier.

Troisièmement, la pochette. Les originales de 1999 ont une impression typique de l’époque : un peu grossière, le papier plutôt standard, pas de vernis haute gamme. Si la pochette brille comme du chrome, c’est suspect.

Où le trouver sans vendre tes orteils

En occasion, ton premier réflexe : CDandLP reste une valeur sûre pour trouver des copies à prix raisonnable. Les vendeurs sont généralement honnêtes sur l’état, et tu peux négocier.

En neuf (si jamais une réédition surgit) : la Fnac vinyles peut en proposer, mais c’est peu probable. Ce genre de titre n’intéresse pas vraiment la grande distribution.

Sur Discogs : bien sûr, c’est le marché de référence. Les prix y sont plus stables, mais aussi plus élevés en moyenne.

Vaut-il vraiment son prix ?

Honnêtement ? Oui, si tu aimes Whitney Houston, l’électronique des années 90, ou les disques oubliés qui ont du caractère. Non, si tu cherches juste du placement financier. Les cotes de ce type de disque ne montent pas de 10% par an.

Une copie VG+ à 25-35€, c’est un bon deal. Une NM à 50€, c’est acceptable si le disque te tente vraiment. Un promo blanc à 80€ ? Non. C’est du snobisme de collectionneur, pas du bon sens.

À toi de voir si tu veux vraiment découter ces remixes ou si tu cherches juste un disque de femme noire des années 90 pour impressionner les potes. L’un est un achat. L’autre, une pose.

· fin ·

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